D’OR ET DE ROUGE – Insigne de chef de section

Raphaël Orlan­do —  — Modi­fiée le 13 octobre 2026 à 16 h 54 

#BrigadeInside – Distribué à la Brigade depuis 2025, l’insigne de chef de section sous-officier est le marqueur d’une expérience particulière : celle du commandement. Sa vocation est de mettre en valeur ceux qui ont exercé des responsabilités de commandement au sein de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.

À la BSPP, le choix a été fait de ne pas asso­cier auto­ma­ti­que­ment cet insigne à un par­cours de for­ma­tion. Les bre­vets mili­taires, comme le BM2 ou le BM3, cor­res­pondent à un cur­sus et dis­posent déjà de leurs propres attri­buts. L’insigne de chef de sec­tion répond à une autre logique : il est lié à une fonc­tion consa­crée au com­man­de­ment. À la Bri­gade, l’insigne concerne les sous-offi­ciers qui exercent ou ont exer­cé cer­taines fonc­tions de com­man­de­ment. On parle là des chefs de centre, adju­dant d’unité (ADU), chef de déta­che­ment ou chef d’atelier, notam­ment dans les centres tech­niques. C’est donc bien la Prime de com­pé­tence et de res­pon­sa­bi­li­té du mili­taire (PCRM) « com­man­de­ment », et non la PCRM « res­pon­sa­bi­li­té », qui déter­mine son attribution.

Le choix de cibler ces fonc­tions répond à une volon­té de conser­ver à l’insigne sa valeur dis­tinc­tive. Il ne s’agit pas de le remettre à l’ensemble des chefs de garde ou à tous les ser­gents, au risque d’en faire un simple mar­queur de grade. En dis­tin­guant les per­son­nels ayant effec­ti­ve­ment exer­cé des fonc­tions de com­man­de­ment iden­ti­fiées, l’insigne vient maté­ria­li­ser une res­pon­sa­bi­li­té par­ti­cu­lière et l’expérience qui l’accompagne. Sa mise en place en 2025 s’est accom­pa­gnée d’une attri­bu­tion rétro­ac­tive : les per­son­nels ayant pré­cé­dem­ment exer­cé les fonc­tions concer­nées peuvent éga­le­ment en béné­fi­cier. Une fois attri­bué, l’insigne peut être conser­vé lorsque le mili­taire quitte sa fonc­tion de com­man­de­ment. Au-delà de sa fonc­tion dis­tinc­tive, l’insigne s’inscrit dans une his­toire plus ancienne.

Petite minute héral­dique. Son des­sin reprend plu­sieurs sym­boles tra­di­tion­nels du com­man­de­ment et des sous-offi­ciers. La cou­ronne ouverte de feuilles de chêne, dite « civique », évoque la puis­sance et, par exten­sion, le com­man­de­ment. Au centre, deux glaives croi­sés rap­pellent le sous-offi­cier et le com­bat­tant. À leur som­met figure une gre­nade épa­nouie, attri­but his­to­rique des troupes d’élite. Enfin, l’or et le rouge, cou­leurs tra­di­tion­nelles des uni­tés inter­armes, sou­lignent la voca­tion inter­armes du bre­vet. Dis­tri­bué depuis 2025, cet insigne per­met donc sim­ple­ment d’identifier ceux qui ont exer­cé une fonc­tion de com­man­de­ment et de gar­der la trace de cette expé­rience, même une fois la fonc­tion terminée.


À LIRE AUSSI…


Défiler vers le haut