Grands formats – Le sapeur Max Épalmes a toujours été intrigué par la plongée. Celle de loisir, bien sûr, mais surtout celle pratiquée dans un cadre professionnel. Quoi de mieux que de rejoindre les plongeurs de la BSPP ? Plongeons avec ce sapeur imaginaire pour suivre son parcours vers la spécialité.
Dès sa formation initiale, le sapeur Max Épalmes se distingue. Affecté au CS Nativité, il y acquiert une réputation solide : sérieux, motivation et qualité de travail. Après deux années en compagnie d’incendie, son profil convainc ses supérieurs. Il obtient l’aval pour « cliquer » — demander sa mutation vers la spécialité plongeur. Mais avant de revêtir les palmes, place aux tests d’admission. Face à lui, plusieurs candidats et six épreuves particulièrement exigeantes. Parmi elles : quatre apnées de vingt secondes avec un déplacement de quinze mètres et seulement dix secondes de récupération, ou encore un enchaînement de cent mètres de course, cent mètres de nage en « PMT » (palme masque tuba), puis la récupération et le remorquage d’un mannequin sur cent mètres. Le sapeur Max Épalmes ne se laisse pas déstabiliser. Quelques semaines passent avant que le verdict ne tombe : il est retenu. Mais l’aventure ne fait que commencer.
Première étape vers l’expertise. La formation de plongeur s’articule en plusieurs étapes, dont la dernière mène à la qualification SIS, spécialiste en intervention subaquatique. Avant de l’atteindre, notre jeune recrue doit d’abord valider l’ensemble du cursus SIA, spécialiste en intervention aquatique. Pendant douze jours, les stagiaires du module 1 sont confrontés aux exigences des missions nautiques propres à la Brigade. Épreuves physiques et techniques en milieu naturel s’enchaînent dans des conditions volontairement difficiles. L’objectif est aussi de révéler ceux qui disposent des ressources physiques et mentales nécessaires pour poursuivre l’instruction. Le sapeur Max Épalmes franchit cette première étape avec succès. Désormais SIA, il rejoint le CS La Monnaie, seul centre de secours à accueillir cette spécialité. En attendant les sélections SIS, il participe déjà aux opérations en surface, accumulant une expérience précieuse. Pour lui, la plongée n’est plus seulement une passion : elle devient un métier.
L’épreuve ultime : la formation SIS. La plongée subaquatique militaire exige une préparation sans faille. Après un module de préformation, notre sapeur et ses camarades rejoignent rejoignent l’école de plongée de la Marine nationale à Saint-Mandriersur-Mer. Ce lieu prestigieux forme les plongeurs de tous les corps d’armée. Au programme : un tronc commun intensif, comparable à la formation initiale (FI) mais adapté aux spécificités subaquatiques, un retour dans le bassin parisien pour maîtriser les particularités géographiques et opérationnelles locales. Les apprentis plongeurs alternent cours théoriques et exercices pratiques, approfondissant leur connaissance du milieu aquatique. À l’issue de cette phase, le sapeur Max Épalmes obtient sa certification pour plonger. Mais le parcours ne s’arrête pas là.
Une formation complémentaire en Travaux Subaquatiques d’Urgence (TSU) l’attend. Au menu : interventions en milieux pollués, techniques de levage et découpage sous l’eau. Car le métier de plongeur SIS ne se limite pas au sauvetage ou à la recherche. Il inclut aussi des missions critiques : intervenir sur des zones immergées pour prévenir ou neutraliser des dangers.
Après plus d’un an de formation intensive, notre sapeur Max Épalmes est officiellement plongeur SIS. Avec l’avancement en grade, de nouvelles opportunités s’offrent à lui comme l’obtention de qualifications supplémentaires ou la possibilité de devenir directeur de plongée. Pour l’heure, son agenda de formation est bouclé. Une mutation au CS Deglane l’attend, lui offrant l’opportunité de découvrir un nouveau secteur, avec ses défis et ses particularités. Un nouveau chapitre s’ouvre dans sa carrière au sein de la BSPP.