MARATHON DE L’ESPACE 2026 — le triomphe de la fraternité pour Timothé ! 

Claire Brac­co­ni —  — Modi­fiée le 13 avril 2026 à 17 h 54 

A la Une ! – Le 29 mars dernier, la Guyane a été le théâtre d’une aventure humaine exceptionnelle. Sous la chaleur équatoriale, le CPL Timothé Bernardeau et la section ASASPP « Un défi pour Tim » ont bouclé les 42,195 km du Marathon de l’Espace. Un exploit sportif, certes, mais surtout une victoire de la solidarité rendue possible notamment par l’engagement indéfectible de l’ADOSSPP.

Ancien membre de la sec­tion gym­nas­tique de la BSPP, le capo­ral Timo­thé Ber­nar­deau a vu sa vie bas­cu­ler en mai 2018 lors d’une repré­sen­ta­tion cari­ta­tive. Deve­nu tétra­plé­gique, Timo­thé n’a pour­tant jamais été seul. Autour de lui, la famille, les amis et les anciens cama­rades de la 11e com­pa­gnie et de la sec­tion de gym­nas­tique forment un rem­part de soli­da­ri­té : le col­lec­tif « Un défi pour Tim »

Après avoir conquis le bitume de New York (Tun­nel to Towers Run) et les pavés pari­siens, l’é­quipe s’est atta­quée cette année à un défi d’une tout autre dimen­sion : la jungle guya­naise. Ce défi n’é­tait pas seule­ment celui d’un homme en joë­lette, mais celui de toute une com­mu­nau­té sou­dée der­rière un bles­sé de la Brigade. 

4h 44min 28sec de pure cohé­sion 

Le par­cours, répu­té pour son exi­gence, n’a fait aucun cadeau. Entre une pluie bat­tante sur le pre­mier relais et une humi­di­té étouf­fante, les relayeurs ont dû pui­ser dans leurs res­sources. Ils ont mal­gré tout réus­si à bou­cler les 42,195 km en 4h 44min 28sec ! 

La date du n’a pas été choi­si au hasard. Le 29 mars mar­quait en effet les trois ans de la dis­pa­ri­tion du CPL Brice Caron. En allant à la ren­contre de la 39e CIE pour les com­mé­mo­ra­tions, Timo­thé et son équipe ont lié le sou­ve­nir à l’ac­tion, hono­rant la mémoire de leur cama­rade par le dépas­se­ment de soi. 

Un moment fort pour Timo­thé 

Timo­thé et ses cama­rades repartent de Guyane avec des sou­ve­nirs gra­vés à vie, prou­vant que face à la soli­da­ri­té, aucun obs­tacle n’est trop grand, aucune jungle n’est trop dense. 

Il revient pour nous sur cette expé­rience : “11h36, nous sommes dans l’a­vion. Je suis par­ti pour rele­ver un défi avec l’aide de mes frères d’armes ain­si que de ma famille. Le défi de par­cou­rir les 42,195km du mara­thon de l’es­pace. Il est répu­té pour être l’un des plus durs au monde du fait de son fort taux d’hu­mi­di­té (envi­ron 80%) et sa tem­pé­ra­ture (envi­ron 30°). Ils vont tous se relayer pour me pous­ser dans un fau­teuil amé­lio­ré. 

Nous nous encou­ra­geons, nous rigo­lons, nous nous moti­vons, nous nous aidons ! J’ai l’im­pres­sion de revivre mes années BSPP quand j’é­tais valide et tout cela dans ce fau­teuil rou­lant. Après 4 heures et 44 minutes nous pas­sons tous la ligne d’ar­ri­vée ! L’é­mo­tion est à son comble ! 

Je suis tétra­plé­gique et je passe la ligne d’ar­ri­vée de ce mara­thon grâce à mes cama­rades et ma famille ! Je ne les remer­cie­rai jamais assez d’a­voir fait cela pour moi, d’a­voir fran­chi les bar­rières du han­di­cap par ce défi ! 

Pour finan­cer ce pro­jet nous avons fait appel à de grandes asso­cia­tions mili­taires. Je tiens par­ti­cu­liè­re­ment à remer­cier l’A­DOSSPP ain­si que le GNASPP. Savoir que la “famille mili­taire” répond pré­sente même après l’ac­ci­dent est une force immense. Elle nous aide chaque jour dans notre pro­ces­sus de rési­lience et de recons­truc­tion. Elle nous donne le moyen de trans­for­mer nos bles­sures en vic­toire ! Mer­ci à tous et vive la Bri­gade !” 

L’ADOSSPP : un moteur de l’a­ven­ture 

Si la volon­té de Timo­thé est le cœur du pro­jet, l’ADOSSPP en a été l’un des moteurs. Prin­ci­pal sou­tien finan­cier de cette expé­di­tion, l’as­so­cia­tion a une nou­velle fois prou­vé que son accom­pa­gne­ment s’adresse aus­si aux bles­sés de la Brigade. 

Grâce à la mobi­li­sa­tion de l’en­semble des dona­teurs, les bar­rières logis­tiques et finan­cières sont tom­bées, per­met­tant à Timo­thé de s’a­li­gner sur la ligne de départ de Kou­rou. Ce sou­tien illustre par­fai­te­ment la mis­sion de l’A­DOSSPP : ne lais­ser aucun frère d’armes sur le bord du chemin. 


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