DE SAPEUR À PLONGEUR D’ÉLITE

Lucie Pier­son —  — Modi­fiée le 12 octobre 2026 à 14 h 07 

Grands formats – Le sapeur Max Épalmes a toujours été intrigué par la plongée. Celle de loisir, bien sûr, mais surtout celle pratiquée dans un cadre professionnel. Quoi de mieux que de rejoindre les plongeurs de la BSPP ? Plongeons avec ce sapeur imaginaire pour suivre son parcours vers la spécialité.

Dès sa for­ma­tion ini­tiale, le sapeur Max Épalmes se dis­tingue. Affec­té au CS Nati­vi­té, il y acquiert une répu­ta­tion solide : sérieux, moti­va­tion et qua­li­té de tra­vail. Après deux années en com­pa­gnie d’incendie, son pro­fil convainc ses supé­rieurs. Il obtient l’aval pour « cli­quer » — deman­der sa muta­tion vers la spé­cia­li­té plon­geur. Mais avant de revê­tir les palmes, place aux tests d’admission. Face à lui, plu­sieurs can­di­dats et six épreuves par­ti­cu­liè­re­ment exi­geantes. Par­mi elles : quatre apnées de vingt secondes avec un dépla­ce­ment de quinze mètres et seule­ment dix secondes de récu­pé­ra­tion, ou encore un enchaî­ne­ment de cent mètres de course, cent mètres de nage en « PMT » (palme masque tuba), puis la récu­pé­ra­tion et le remor­quage d’un man­ne­quin sur cent mètres. Le sapeur Max Épalmes ne se laisse pas désta­bi­li­ser. Quelques semaines passent avant que le ver­dict ne tombe : il est rete­nu. Mais l’aventure ne fait que commencer. 

Pre­mière étape vers l’expertise. La for­ma­tion de plon­geur s’articule en plu­sieurs étapes, dont la der­nière mène à la qua­li­fi­ca­tion SIS, spé­cia­liste en inter­ven­tion sub­aqua­tique. Avant de l’atteindre, notre jeune recrue doit d’abord vali­der l’ensemble du cur­sus SIA, spé­cia­liste en inter­ven­tion aqua­tique. Pen­dant douze jours, les sta­giaires du module 1 sont confron­tés aux exi­gences des mis­sions nau­tiques propres à la Bri­gade. Épreuves phy­siques et tech­niques en milieu natu­rel s’enchaînent dans des condi­tions volon­tai­re­ment dif­fi­ciles. L’objectif est aus­si de révé­ler ceux qui dis­posent des res­sources phy­siques et men­tales néces­saires pour pour­suivre l’instruction. Le sapeur Max Épalmes fran­chit cette pre­mière étape avec suc­cès. Désor­mais SIA, il rejoint le CS La Mon­naie, seul centre de secours à accueillir cette spé­cia­li­té. En atten­dant les sélec­tions SIS, il par­ti­cipe déjà aux opé­ra­tions en sur­face, accu­mu­lant une expé­rience pré­cieuse. Pour lui, la plon­gée n’est plus seule­ment une pas­sion : elle devient un métier. 

L’épreuve ultime : la for­ma­tion SIS. La plon­gée sub­aqua­tique mili­taire exige une pré­pa­ra­tion sans faille. Après un module de pré­for­ma­tion, notre sapeur et ses cama­rades rejoignent rejoignent l’é­cole de plon­gée de la Marine natio­nale à Saint-Man­drier­sur-Mer. Ce lieu pres­ti­gieux forme les plon­geurs de tous les corps d’armée. Au pro­gramme : un tronc com­mun inten­sif, com­pa­rable à la for­ma­tion ini­tiale (FI) mais adap­té aux spé­ci­fi­ci­tés sub­aqua­tiques, un retour dans le bas­sin pari­sien pour maî­tri­ser les par­ti­cu­la­ri­tés géo­gra­phiques et opé­ra­tion­nelles locales. Les appren­tis plon­geurs alternent cours théo­riques et exer­cices pra­tiques, appro­fon­dis­sant leur connais­sance du milieu aqua­tique. À l’issue de cette phase, le sapeur Max Épalmes obtient sa cer­ti­fi­ca­tion pour plon­ger. Mais le par­cours ne s’arrête pas là. 

Une for­ma­tion com­plé­men­taire en Tra­vaux Sub­aqua­tiques d’Urgence (TSU) l’attend. Au menu : inter­ven­tions en milieux pol­lués, tech­niques de levage et décou­page sous l’eau. Car le métier de plon­geur SIS ne se limite pas au sau­ve­tage ou à la recherche. Il inclut aus­si des mis­sions cri­tiques : inter­ve­nir sur des zones immer­gées pour pré­ve­nir ou neu­tra­li­ser des dangers. 

Après plus d’un an de for­ma­tion inten­sive, notre sapeur Max Épalmes est offi­ciel­le­ment plon­geur SIS. Avec l’avancement en grade, de nou­velles oppor­tu­ni­tés s’offrent à lui comme l’obtention de qua­li­fi­ca­tions sup­plé­men­taires ou la pos­si­bi­li­té de deve­nir direc­teur de plon­gée. Pour l’heure, son agen­da de for­ma­tion est bou­clé. Une muta­tion au CS Deglane l’attend, lui offrant l’opportunité de décou­vrir un nou­veau sec­teur, avec ses défis et ses par­ti­cu­la­ri­tés. Un nou­veau cha­pitre s’ouvre dans sa car­rière au sein de la BSPP.


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