CEFE : les militaires de la 39e compagnie à l’épreuve de la forêt amazonienne 

 — Modi­fiée le 16 octobre 2026 à 10 h 02 

Grands formats – “Douze militaires de la 39e compagnie affrontent l’enfer vert du CEFE en Guyane. Entre survie, combat et cohésion, la forêt amazonienne met à l’épreuve leur résistance et leur détermination.”

“La forêt mange les faibles”, dit-on au CEFE.

La forêt ne fait pas de quar­tier. Cha­leur, humi­di­té per­ma­nente, nuits courtes, effort conti­nu : depuis le lun­di 31 août 2026, douze de nos mili­taires affrontent le stage d’a­guer­ris­se­ment du Centre d’en­traî­ne­ment en forêt équa­to­riale, à Régi­na. Le capi­taine Maxime FEBVRE, com­man­dant d’u­ni­té, s’est ren­du sur place ce matin.

Armé par le 3e régi­ment étran­ger d’in­fan­te­rie, le CEFE est l’un des centres les plus durs des armées occi­den­tales. Sur 900 hec­tares de cou­vert, ses ins­truc­teurs légion­naires ne laissent rien pas­ser : sur­vie, fran­chis­se­ment, navi­ga­tion, com­bat en jungle. Rien n’y est concé­dé, tout s’y arrache.

Deux semaines durant, le stage d’a­guer­ris­se­ment pour­suit un objec­tif simple à énon­cer, rude à tenir : exé­cu­ter les gestes tech­niques sous la fatigue et sous le stress, comme ils devront l’être en opé­ra­tion. Vie en forêt, dépla­ce­ment, fran­chis­se­ment, bivouac. Rien de spec­ta­cu­laire, tout à répé­ter jus­qu’à ce que le corps suive quand la tête ne suit plus. Le centre y ajoute sa marque propre : sou­der le groupe et éprou­ver ceux qui le commandent.

Le groupe tient ! Douze mili­taires, conduits par le SCH POUILLOT et le SCH DANIEL. La fatigue est là, l’hu­mi­di­té aussi. 

C’est pré­ci­sé­ment l’ob­jet de l’a­guer­ris­se­ment : décou­vrir où se situe la limite, et décou­vrir qu’elle recule. De Gaulle l’a­vait écrit dès 1932 : « La dif­fi­cul­té attire l’homme de carac­tère, car c’est en l’é­trei­gnant qu’il se réa­lise lui-même. »

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