Grands formats – “Douze militaires de la 39e compagnie affrontent l’enfer vert du CEFE en Guyane. Entre survie, combat et cohésion, la forêt amazonienne met à l’épreuve leur résistance et leur détermination.”
“La forêt mange les faibles”, dit-on au CEFE.
La forêt ne fait pas de quartier. Chaleur, humidité permanente, nuits courtes, effort continu : depuis le lundi 31 août 2026, douze de nos militaires affrontent le stage d’aguerrissement du Centre d’entraînement en forêt équatoriale, à Régina. Le capitaine Maxime FEBVRE, commandant d’unité, s’est rendu sur place ce matin.
Armé par le 3e régiment étranger d’infanterie, le CEFE est l’un des centres les plus durs des armées occidentales. Sur 900 hectares de couvert, ses instructeurs légionnaires ne laissent rien passer : survie, franchissement, navigation, combat en jungle. Rien n’y est concédé, tout s’y arrache.
Deux semaines durant, le stage d’aguerrissement poursuit un objectif simple à énoncer, rude à tenir : exécuter les gestes techniques sous la fatigue et sous le stress, comme ils devront l’être en opération. Vie en forêt, déplacement, franchissement, bivouac. Rien de spectaculaire, tout à répéter jusqu’à ce que le corps suive quand la tête ne suit plus. Le centre y ajoute sa marque propre : souder le groupe et éprouver ceux qui le commandent.
Le groupe tient ! Douze militaires, conduits par le SCH POUILLOT et le SCH DANIEL. La fatigue est là, l’humidité aussi.
C’est précisément l’objet de l’aguerrissement : découvrir où se situe la limite, et découvrir qu’elle recule. De Gaulle l’avait écrit dès 1932 : « La difficulté attire l’homme de caractère, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même. »