Grands formats – Le premier secours évacuation (PSE), véhicule emblématique et typique de la BSPP, a évolué au cours des décennies. Le premier secours permet d’intervenir dans les meilleurs délais afin de mener une attaque sur les incendies naissants sans le soutien d’autres moyens, de procéder à des sauvetages et de porter secours aux victimes. La véritable particularité de ce véhicule est sa polyvalence.
Cette année, nous accueillons dans nos casernes les premières commandes du PSE6G ; révolutionnaire par son modélisme et son ergonomie. Nous avons voulu comprendre l’évolution de cet engin à la BSPP. Découverte des différentes générations de ce véhicule mythique.
1985 : le numéro un ! Il s’agit du pionnier. Le « premier secours évacuation » comme on le connaît : une association entre cellule sanitaire et équipement incendie. Cette innovation est réalisée sur la base du fourgon commercial Iveco 49 – 10. Il est présenté au grand public lors du défilé du 14 juillet 1985 et est conçu pour s’adapter à la configuration des rues parisiennes. Ce premier modèle de PSE permet les premiers transports de victimes vers un centre hospitalier. Certes, le confort n’y est pas optimal, cependant, l’avancée technique est bien présente.
Et côté incendie alors ? On y retrouve deux dévidoirs mobiles allégés de 120 mètres de tuyaux de 70 millimètres de diamètre.
En résumé, grâce à cet engin, les opérations et évacuations se font de plus en plus rapidement.
1988 : une première évolution. En 1988, trois ans seulement après son « père », la deuxième génération est mise en circulation dans les remises de la BSPP. Ce changement rapide est dû à des retours utilisateurs efficaces ; châssis plus lourd, matériel en plus grande quantité et enfin un moteur plus puissant. En 1994, neuf nouveaux PSE2G sont acquis avec une motorisation 120ch ! Le premier secours évacuation monte en puissance !
1995 : le « PS bus ». Cette nouvelle génération se base sur un nouveau modèle de véhicule : le Renault S120, assez vite remplacé par le S150. Souvenez-vous ! Visuellement, on le reconnaît à ses portes à vantaux type « autobus ». La cabine surélevée et la carrosserie diffèrent. L’adaptation continue… Mais ce n’est pas tout ! L’inscription « premier secours » sur la cellule change pour « secours d’urgence », appellation toujours présente sur le 6G. On note également l’apparition
du système caméléon, une technologie innovante. Plus besoin de jouer les chimistes pour obtenir de la mousse, le dosage mouillant — émulseur se fait automatiquement !
2001 : le divorce entre cabine et cellule sanitaire. En 2001, la quatrième génération de PSE voit le jour. Il est commandé pour parer aux problèmes de salubrité et d’hygiène. Le niveau d’exigence en la matière augmente et l’idée de séparer la cabine de la cellule sanitaire fait l’unanimité. Nécessairement, le modèle d’engin doit s’adapter à cette nouvelle configuration. Plus large, plus robuste et encore plus puissant ! Souvenez-vous, nous parlions du 2G et ses 120ch, le 4G en a 100 de plus sous son capot ! Par ailleurs, pour répondre aux nouvelles normes de sécurité, des bandes alternées rouges et blanches puis rouges et jaune fluo apparaissent sur la carrosserie.
le PSE5G possède une pompe plus puissante, permettant de délivrer 90 m3 /heure d’eau avec un débit nominal de 1 500 litres par minutes…
2011 : l’universel. Dix ans après, en 2011, le PSE5G devient le petit nouveau des remises. Il se démarque des précédentes générations par son confort. En effet, la cellule sanitaire peut désormais accueillir deux victimes (une sur le brancard et une assise sur un siège). Plus spacieux et plus agréable pour le transport. Cet engin possède une pompe plus puissante, permettant de délivrer 90 m3 /heure d’eau avec un débit nominal de 1 500 litres par minutes sous 15 bars de pression. Les « remisards » s’accordent également à dire que ce modèle est facile à conduire, un confort supplémentaire à ne pas négliger !
Le premier secours évolue au rythme des progrès techniques et de l’émergence de nouvelles contraintes opérationnelles. Il devient année après année, le « sarce » des remises Brigade. Après tout, quel autre engin pourrait se vanter de sa présence sur la plupart des « inter brig’s » ?