SPORT — Capitaine fast

Renaud Da Sil­va Min­hard —  — Modi­fiée le 29 sep­tembre 2026 à 13 h 20 

Grands formats – Le capitaine Justin Dourlens, chef de la section innovation au bureau études et prospectives, est coureur pour l’équipe de France d’athlétisme. Le dimanche 20 septembre 2026, à Ames en Galice, il participe aux championnats du monde de 100km. Il se classe 11ème en individuel et 3ème par équipe.

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Avez-vous déjà son­gé cou­rir 100 kilo­mètres ? En plus d’y son­ger, le capi­taine Jus­tin Dour­lens l’a fait. Cet ingé­nieur en études et tech­niques de l’armement à la direc­tion géné­rale de l’armement (DGA) est affec­té pour trois ans à la Bri­gade. En paral­lèle, il a récem­ment été sélec­tion­né pour la pre­mière fois en équipe de France d’athlétisme et a par­ti­ci­pé aux cham­pion­nats du monde de 100 kilo­mètres. Une épreuve qui a lieu tous les deux ans. Elle consiste à par­cou­rir 20 fois une boucle de cinq kilo­mètres sur route.

Au terme de 6 heures 32 minutes et 48 secondes de course, Jus­tin se classe 11ème en indi­vi­duel et 3ème au clas­se­ment par équipe. À 32 ans, il ramène donc une médaille de bronze à la mai­son. Si le 100 kilo­mètres est, par essence, une épreuve indi­vi­duelle, les cham­pion­nats du monde per­mettent de vivre une aven­ture col­lec­tive. Cha­cun porte son propre temps, mais tous courent aus­si pour le clas­se­ment de l’équipe. Une par­ti­cu­la­ri­té qui donne une autre dimen­sion à la discipline.

« C’est une immense fier­té, confie le natif de Rennes qui a encore des étoiles plein les yeux. Sur le plan per­son­nel, je pense qu’avec une meilleure ges­tion de course, j’aurais fait un meilleur temps. Sur le plan col­lec­tif, c’est une expé­rience incroyable. On a très bien bataillé pour s’octroyer cette troi­sième place. Les condi­tions étaient dif­fi­ciles. Il fai­sait plus de 30 degrés. Cela rend la vic­toire encore plus belle. Je ne tire que du posi­tif et des ensei­gne­ments pour le futur. »

Quand on voit l’allure qu’il tient sur 100 km (3’55’’/km), on est ten­tés de le remer­cier de ne pas avoir été chef de garde en com­pa­gnie d’incendie. Le foo­ting mati­nal n’aurait pas été une par­tie de plai­sir pour cer­tains. Sur­tout celui qui rédige cet article.

Pour en arri­ver là, sa course contre la montre a com­men­cé dès l’adolescence. « Je me suis mis à la course à pied dès l’âge de 15 ans. C’est ma pas­sion. J’ai pro­gres­sé au fil des années puis j’ai réel­le­ment pas­sé un cap en 2022. J’ai rem­por­té la grande clas­sique Paris-Ver­sailles. L’année sui­vante, j’ai fait deux podiums sur des cham­pion­nats de France mili­taire en cross et en course hors stade. » Une pro­gres­sion régu­lière qui l’a fina­le­ment conduit jusqu’au maillot bleu.

Jusqu’à cette année, il reste incon­nu du grand public. En mai 2026, sa 2ème place aux cham­pion­nats de France de 100 kilo­mètres, lui ouvre les portes de l’équipe de France. Une sélec­tion qui récom­pense plu­sieurs années de tra­vail et marque une véri­table consé­cra­tion. Mais avant de cou­rir avec les meilleurs Fran­çais, il a fal­lu enchaî­ner les kilo­mètres, les séances d’entraînement et pro­ba­ble­ment mar­ty­ri­ser bon nombre de chaus­sures de run­ning. « C’est une réelle pas­sion pour moi, explique Jus­tin. Je m’entraîne pour par­ta­ger et vivre des moments forts avec mes coéqui­piers et mes proches. C’est une fier­té. Lorsque j’enfile ce maillot, je réa­lise la chance que j’ai de pou­voir riva­li­ser avec les meilleurs mon­diaux de la dis­ci­pline. » Fort de cette pre­mière expé­rience inter­na­tio­nale, le capi­taine Jus­tin Dour­lens ne veut pas en res­ter là. Il a d’ores et déjà les yeux rivés vers un défi : ten­ter de décro­cher sa qua­li­fi­ca­tion au cham­pion­nat du monde sur route en octobre 2027 avec une incer­ti­tude sur la dis­tance marathon/​semi, sous les cou­leurs de l’équipe de France mili­taire. La chasse aux médailles peut continuer.


100 KM À PIED : Un pom­pier de Paris, vice-cham­pion de France — allo18


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