DÉCOUVERTE — Un document rare retrouvé par hasard !

Didier Sapaut —  — Modi­fiée le 20 sep­tembre 2022 à 11 h 34 

Histoire — Au printemps dernier, un élément important de l’histoire des sapeurs-pompiers de Paris est retrouvé par le plus grand des hasards dans une recyclerie bretonne.

C’est un appel ano­nyme qui a déclen­ché cette affaire. Quelqu’un cherche à joindre « le musée » pour signa­ler une décou­verte « qui pour­rait [vous] intéresser ».

Ren­sei­gne­ments pris, il s’agit du registre des inter­ven­tions du Bataillon, de 1824 à 1829. Ce gros volume relié était des­ti­né à la pou­belle et n’a été sau­vé de jus­tesse que par la pré­sence d’esprit de celui qui a flai­ré l’intérêt his­to­rique du docu­ment et son lien avec la Brigade.

Quand et com­ment ce docu­ment a‑t-il quit­té les archives du Bataillon ou du Régi­ment ? Qui l’a gar­dé pen­dant de nom­breuses années ? Le mys­tère reste entier, car son dépôt par­mi d’autres élé­ments des­ti­nés à la des­truc­tion a été effec­tué à la Redon­ne­rie, une recy­cle­rie de la ville de Redon en Ille-et-Vilaine (35).

De gauche à droite : Didier Sapaut, vice-pré­sident de l’association des amis du musée des sapeurs-pom­piers de Paris, le capi­taine Emma­nuel Ran­voi­sy, le capo­ral-chef Étienne Jac­que­lin et Mor­gane Reth, direc­trice de la Redonnerie.

Une visite au Dau­phin
Les objets y sont dépo­sés ano­ny­me­ment avant d’être détruits ou reven­dus. Heu­reu­se­ment, lors du tri des objets, le gros volume inter­pelle un des membres de l’équipe.

En le feuille­tant, le lien avec les pom­piers de Paris est évident. Res­tait à contac­ter la BSPP et à trou­ver la per­sonne idéale. Le 11 juin der­nier, une délé­ga­tion com­po­sée du capi­taine Emma­nuel Ran­voi­sy, chef de la SCPMT, du capo­ral-chef Etienne Jac­que­lin et de Didier Sapaut, vice-pré­sident de l’AAMSPP, s’est donc ren­due à Redon pour remer­cier les béné­voles de la Redon­ne­rie, acteurs de ce sau­ve­tage, et pour prendre pos­ses­sion du registre.

Ce docu­ment pré­sente un inté­rêt his­to­rique cer­tain : les inter­ven­tions sont soi­gneu­se­ment cal­li­gra­phiées à la main et revê­tues des signa­tures du com­man­dant Pla­za­net, com­man­dant le Bataillon de 1814 à 1830, et des prin­ci­paux officiers.

On y retrouve quelques noms de gardes pom­piers qui étaient inter­ve­nus sur le feu de l’ambassade d’Autriche en 1810 et qui avaient été inté­grés dans les rangs du Bataillon nou­vel­le­ment for­mé en 1811.

On y retrouve aus­si, pour l’anecdote, une visite pro­to­co­laire du com­man­dant du bataillon à Son Altesse Royale Mon­sei­gneur le Dau­phin qui tenait à lui expri­mer sa satisfaction.

Le docu­ment est désor­mais conser­vé dans nos archives. C’est le plus ancien registre d’interventions qui y figure.

Pho­tos : DR


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